Se faire dépister tôt, késako ?

Aujourd’hui le cancer du sein concerne 1 femme sur 8 !

Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Repéré tôt, un cancer du sein peut être guéri dans plus de 90% des cas. Grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers du sein sont décelés alors qu’ils mesurent moins de 2 cm. C’est ce « niveau » de détection qui permet d’atteindre de très hauts taux de guérison… tout en réduisant considérablement l’agressivité des traitements appliqués ! Le moyen de détection le plus sûr est la mammographie qui permet de repérer, avant que n’apparaisse des symptômes, 90 % des cancers du sein déjà présents.

“Dépistage organisé”, ça veut dire quoi ?

A partir de 50 ans et tous les deux ans, un courrier d’invitation expliquant une démarche à suivre pour le dépistage du cancer du sein est envoyé. Il faut alors prendre rendez-vous avec l’un des radiologues agréés à choisir sur une liste transmise. La « mammographie » ne coûtera rien car elle est totalement prise en charge par la sécurité sociale. Ce programme national a été instauré, il y a 16 ans, par les pouvoirs publics pour les femmes de 50 à 74 ans.

Plaquer ses seins, pour mieux voir !

La radiographie des seins ou « mammographie » permet de détecter des cancers de petite taille, bien avant qu’ils ne soient palpables ou que des symptômes n’apparaissent.
L’un après l’autre, vos seins sont placés entre deux plaques qui se resserrent et compriment alternativement chaque sein pendant quelques secondes. C’est le « moment » peu agréable à passer dans cet appareil spécifique de radiologie qu’est le mammographe. Une séquence décrite avec amusement par la comédienne Michèle Bernier dans un sketch devenu célèbre ! Deux clichés par sein sont ainsi réalisés. Un médecin radiologue va alors analyser – on dit interpréter – immédiatement ces clichés. Au cours de l’entretien, il va réaliser un « examen clinique » c’est à dire une palpation de la poitrine. L’objectif : repérer certaines anomalies parfois non détectables à la mammographie. Le médecin peut aussi poser des questions sur les antécédents éventuels dans la famille… Dès la fin de cet « examen », un premier avis, des premiers résultats peuvent être donnés. Les résultats définitifs seront communiqués ensuite par courrier après une deuxième lecture de contrôle réalisée par un second radiologue. Si une anomalie est détectée, le médecin radiologue peut prescrire des examens complémentaires comme une échographie, un prélèvement de tissus « une biopsie » voire une IRM, image par résonnance magnétique.

Bon à savoir pour la mammographie

Sur 1 000 femmes réalisant une mammographie, 90 auront une anomalie détectée. Pour 83 d’entre elles, l’anomalie sera non cancéreuse et elles seront à nouveau invitées à réaliser une mammographie dans deux ans.
– 150 à 300 décès par cancer du sein seraient évités pour 100 000 femmes participant de manière régulière au dépistage pendant 10 ans.
– 15 a 21% de décès en moins, c’est l’impact estimé du programme de dépistage organisé du cancer du sein
– 17 % des cancers diagnostiqués chez les femmes participant au dépistage le sont entre deux dépistages organisés (on parle de cancers de l’intervalle ).

Vie en rose et vigilance !

Les signes qui doivent être signalés à votre médecin, mais ne signifient pas nécessairement qu’ il y a cancer du sein :
– nodule, boule, grosseur dans le sein ou au niveau des aisselles,
– anomalie de la forme des seins,
– rétractation de la peau ou du mamelon,
– rougeur, œdème ou aspect de peau d’orange ,
– écoulement au niveau du mamelon.